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Vote électronique

Le vote électronique m’a toujours chagriné. Je parle ici de sa version IRL, c’est-à-dire de la machine à voter dans les bureaux de vote. Pour le vote en ligne, la problèmatique est différente, c’est celle de l’anonymat du vote. Ça sera pour un prochain billet.

Le problème du vote électronique, c’est qu’on ne peut pas le vérifier. Même en le rendant open-source, il faudrait s’assurer que chaque version du logiciel utilisé correspondrait au code source audité (M. Ken Thompson en parle très bien dans Reflections on Trusting Trust …). Et puis “les machines sont chères”, et puis “faut les installer/maintenir”, et puis “j’y comprends rien”, et puis “le bug de l’an 2000”, et puis “ça marche jamais ces merdes d’informatique” etc etc …

Pourtant, comme très souvent, la solution existe: dans l’équilibre et la simplicité. Je verrai cela de la façon suivante:

On conserve donc le vote traditionnel, le seul qu’on puisse, AFAIK, faire vérifier par n’importe qui sachant lire et compter. On peut également détecter les fraudes (aka le bourrage des urnes) via le serveur de comptage des voix. Et puis en se sortant les doigts, on arrivera à pondre un algorithme de comptage pas trop con qui prendra en compte les éventuelles erreurs de vote aussi bien que les petits malins voulant jouer «Lettre à Élise» sur le panneau de sélection dans l’isoloir. Côté client, le logiciel à développer est minimaliste et de toute façon, la vérification pourra (et devrait) toujours se faire manuellement.

Dans mon précédent job, on imprimait les «tickets» du bug tracker sur une petite imprimante sans marque. C’était fun.

Le meilleur des (deux) mondes :)